MINES DU ZACCAR, SOCIETE DES MINES DE FER CONSTITUEE EN 1904

A chaque tournant, la route de montagne surplombe la plaine du Chéliff, après avoir gravi le chemin en crémaillère qui serpente à travers cette déclinaison. 
Un rideau d'eucalyptus borde le ravin. Dans la paroi rocheuse, un trou de deux mètres de diamètre vous invite à pénétrer dans la mine. Des lampes se balancent dans la nuit, éclairant une galerie au boisage grossier qui aboutit à un puits d'une quinzaine de mètres de profondeur. Faute d'ascenseur, on y descend par une minuscule échelle, vers une nouvelle galerie flanquée d'étroits boyaux : les chantiers de taille.


Des ouvriers déblaient des tas de blocs grisâtres de minerai, que des manœuvres chargent sur des wagonnets dont ils vont basculer le contenu dans une fosse sans fond ouvrant sur la montagne. Le minerai dévale la pente, pour être recueilli sur des terrasses en contrebas. La mine employait jadis 1800 travailleurs, soit à peu près un membre sur quatre de la population active de la ville.

Beaucoup commençaient dès l'âge de quinze ans comme beaucoup d'enfants à cette époque et encore aujourd'hui dans les pays sous-développés. Certains deviendront « pousseurs » de wagonnets.

Un mineur, comme son nom l'indique, ça pose des « mines », lesquelles disposées dans des chantiers de taille, pulvérisent la roche et dégagent le minerai ; plus tard, bon nombre de ces mineurs sont devenus les meilleurs artificiers des maquis de la Révolution de Novembre 1954

1 2 3 4 5 6 7 8 9