LA CHUTE DU TRONE DU DERNIER PHARAON D'EGYPTE

Au début de son mandat, Hosni Moubarak semble s’orienter vers une politique plus souple que celle de son prédécesseur. Il fait par exemple libérer 1 500 membres des Frères musulmans, emprisonnés sous Sadate. Mais rapidement, le président égyptien, qui craint l’émergence d’un mouvement islamiste, resserre la vis. Entre 1990 et 1997, la répression contre la confrérie atteint son paroxysme : 68 islamistes sont exécutés, 15 000 enfermés dans les geôles égyptiennes. suite.....  Moubarak a fait en sorte d'éradiquer toute forme de force politique alternative crédible. «Comme tous les régimes autoritaires, il a pratiqué la politique de la terre brûlée. Si Moubarak chute, il ne sera pas forcément remplacé par les Frères musulmans.
 Cette absence d'opposition permet aussi à Moubarak de s'assurer du soutien des grandes puissances internationales. Le président égyptien centre son discours sur la menace des Frères musulmans, pour donner l'impression aux Occidentaux qu'il est la seule alternative possible. «Et personne ne le souhaite : ni les Européens, qui ne sont pas prêts à accepter des extrémistes religieux au pouvoir, ni les Américains qui veulent maintenir une situation apaisée entre l'Egypte et Israël».
Hosni Moubarak s'est imposé comme un allié des Occidentaux tout en verrouillant la vie politique égyptienne.
Les manifestants exigent désormais son départ, ls sont plus de 50 millions d'Égyptiens - soit près des deux tiers de la population - à avoir moins de 30 ans. Pour eux, le pouvoir n'a qu'un seul visage : celui d'Hosni Moubarak.