POUR CEUX QUI SE SOUVIENNENT DU PASSE DE MILIANA

Miliana . Un nom riche en significations, une histoire millénaire et un présent problématique… Située sur les monts du Zaccar, cette ville présente une configuration géographique privilégiée. Érigée sur un plateau, elle offre une vue originale sur toute la vallée du Chélif; le site avait été retenu pour la construction d’une forteresse dont les murailles gardaient jalousement les issues, seul moyen d’accès, des habitants. L’un d’eux, Bab El-Gharbi, a disparu aujourd’hui. Les Milianais, le regrettent, ils pensent qu’on aurait pu sauvegarder un pareil monument historique.
L’esplanade Ali-La Pointe, se trouvant à l’extrême sud de la ville, permet d’avoir un double regard : les vestiges de la muraille et la plaine du Chélif. En remontant vers le centre-ville on se retrouve devant la place Emir-Khaled où se dresse une horloge de style colonial. Le hasard a voulu placer à cet endroit deux témoins de l’histoire : l’horloge et la maison de l’Emir Abdelkader, devenue musée.

La place Emir-Khaled (place Carnot) conduit vers l’avenue Emir-Abdelkader (rue Saint Paul), la rue principale où les Milianais passent la plupart de leur temps.

Les immenses platanes arbres centenaires qui constituaient la fierté de la ville, il ne reste plus que des arbres mornes et sans attrait. Les Milianais pensent qu’un crime écologique a été commis par les responsables qui ont défiguré cette merveille naturelle.

La mosquée de Sidi-Ahmed Benyoucef, l’originalité réside, sans doute, dans son architecture et dans l’ensemble dont elle fait partie. En effet, le lieu de prière est un endroit de pèlerinage privilégié, le mausolée du marabout Sidi-Ahmed Benyoucef. partage son importance architecturale avec La Casbah.
les vestiges d’une mine de fer, depuis longtemps épuisée. les vergers des anassers et zougala qui faisaient la renommée de Miliana ne sont plus que des parcelles de terre où poussent des herbes folles. La fête des cerises n’est devenue qu’une piètre tradition. Le travail de la terre est abandonné et la mai- d’œuvre qualifiée se fait rare. Les gens de Miliana désertent une ville qui s’accroche désespérément à un passé qui tarde à revenir. C’est que, peut-être, l’avenir est dans l’espoir qui vit de certitude, faut-il qu’on veuille le réaliser à partir de ce passé tant aimé.