LE BON VIEUX TEMPS DES BELLES CERISES DE MILIANA, "ADIEU LA FETE"



DIAPORAMA DE QUELQUES PHOTOS DE CERISES

Chaque région du pays, se distingue par sa spécificité agricole .A Miliana, dès qu'on évoque la cerise, la question de la sauvegarde et de la préservation du patrimoine arboricole fruitier se pose avec acuité. Selon les nostalgiques (qui se souviennent du "bal des cerises"), les agressions que l'on fait subir aux vergers de cerisiers sont graves et interpellent tous les arboriculteurs.

Ils rappellent que les cerises de Miliana sont de très bonne qualité. La variété dominante est le « bigarreau», d’une douceur exquise et aux qualités nutritionnelles indiscutables. Cette douce saveur est due au climat particulier où cohabitent harmonieusement une pluviométrie adaptée et un ensoleillement exceptionnel. Ces deux facteurs sont indispensables pour une bonne maturation des cerises. Exigeant patience et persévérance, la culture des cerisiers nécessite aussi du savoir-faire, puisqu'après les plantations, il faut patienter huit longues années pour que le cerisier commence à produire; cet arbre fruitier connaitra par la suite, une production abondante entre 12 et 25 ans d’âge. Le « bigarreau» de Miliana, à l'instar des cerises d'autres régions du pays, est en quête d'une attention particulière.
Les cerises de Miliana sont de grandes qualités en raison des conditions climatiques et du terroir où poussent les cerisiers. C’est un fruit de première catégorie et la preuve en est qu’il s’en vend chaque année des centaines de kilos avec des prix ennuis...

C'est au printemps que les petites fleurs blanches commencent à éclore pour se transformer en cerises en quelques semaines. La cerise est délicate : pour bien se développer, elle a besoin d'un temps doux. Tout d'abord ,vertes, les cerises grossissent de jour en jour et sont prêtes à être récoltées dés la mi-mai. A ce stade de maturité, elles sont sensibles à la pluie qui peut les faire éclater ; même les oiseaux se laissent facilement tentés par ce fruit charnu et attirant. La cueillette s'effectue à la main pour leur apporter un soin maximal.

Le kilo de ce fruit magique, devient de plus en plus cher de par sa rareté, se négocie à pas moins de 400 DA. Une production en diminution ces dernières années pour divers problèmes, en raison des feux de l’été depuis plus d’une décennie et le non-renouvellement des arbres par les arboriculteurs à cause de l'absence des eaux d'irrigation ,même les eaux des sources naturelles ont été détournées vers les châteaux d’eau .

En effet, la récolte ne cesse de régresser d’une année à l’autre. Le cerisier est menacé de disparition à Miliana si rien n’est fait pour venir en aide pour préserver cette espèce de fruit en voix de disparition.